Souvent, la rationalité fonctionnelle ou l’exigence technique apparaissent comme un obstacle à la création. Dans le cas du Scarabée, la fonctionnalité a été un point d’appui pour prolonger et développer un système de forme originale.
La découverte de ce voile doré ondulant, véritable enveloppe du bâtiment, créé la surprise. Elle donne cette étrangeté à une architecture sans lien avec le contexte, ici, entièrement en devenir, là, l’architecture jouera un rôle "polarisant". Le bâtiment est constitué d’une structure en béton pour garantir une isolation phonique de qualité, et permettre à la ville de se rapprocher sans risque de nuisance, l’attracteur est là. La carapace, constituée de plaques d’aluminium perforé joue le rôle d’une protection contre le rayonnement solaire et assure une ventilation naturelle de la paroi. La démarche HQE (Haute Qualité Environnementale) qui appliqué dans le bâtiment, apporte ici le plus grand confort possible aux utilisateurs.
Le bâtiment inaugure une démarche urbaine qui prend en compte l’intrusion de la vitesse dans la ville. Le drapé aux couleurs changeantes au gré des nuages et du soleil, laisse la place, à l’ intérieur, à un espace qui se développe autour de la grande salle centrale. Le contraste est total entre l’habit de lumière dont se pare le bâtiment et l’obscurité, réservée à la magie de la scène.
A aucun moment, la technique n’est utilisée architecturalement, dans l’expression du projet, elle n’est là que comme un instrument, un outil au service de la dimension métaphorique de l’architecture. La technique est la dernière interface entre l’architecture et la nature ; une nature qui prend des formes différentes, animales, géologiques, végétales, océanes ou célestes, mais n’est-ce pas une façon de mettre l’architecture dans la voie d’une nouvelle modernité… ?
Alain Sarfati




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