Un livre proposé par Guidu Antonietti di Cinarca
De sa mémoire d’enfant, il a grandi au CORBU au NUMERO 725, et de ses connaissances d’Architecte Thierry Durousseau, nous offre une visite savante sur les traces des couleurs du peintre suisse Charles-Edouard Jeanneret, plus connu sous le pseudonyme de LE CORBUSIER.
"Depuis notre arrivée à l’été 1953, le logis de nos parents est demeuré dans ses couleurs. Ils ont fait partie de ces habitants restés de plain-pied avec l’aventure proposée par la Cité Radieuse de Marseille, et puis, passe le temps et la vie, qui fait changer de mains l’appartement numéro 725, avant même le jubilé de l’Unité d’Habitation de Le Corbusier. Dans cet intervalle, nous évoquons ici cette part vulnérable de l’habitation qu’est la couleur des murs, les teintes des peintures, la coloration."
Thierry Durousseau qui a fréquenté aussi, tout proche de la Citée Radieuse, le Stade Vélodrome rénové à la fin des années 90 par Jean Pierre Buffi publia dans
"Marseille, revue culturelle", n°184, en avril 1998 ce texte polémique :
- Pour une lecture philologique de l’architecture du Stade Vélodrome -
" Si l’ancien Stade Vélodrome a rarement été considéré comme un monument, c’est qu’ordinairement on assimile l’idée de monument à celle de mémoire ou à une histoire fort ancienne, ce dont la ville par ailleurs ne manque pas, et non au caractère monumental d’un édifice. On peut aussi voir là un effet retard de la question posée il y a plus d’un siècle par Augustin Fabre : "pourquoi Marseille n’a pas de monument ? A l’inverse du stade Lescure de Bordeaux inauguré en 1938, dont la protection architecturale a permis de maintenir l’image lors de sa dernière transformation, le Vélodrome de Marseille n’a pas conservé son allure lors de sa rénovation pour le Mondial 98. La digne architecture de Ploquin qui avait su être "hospitalière dans un mouvement de retenue retournant la gravité en légèreté" comme le dit Henri Gaudin ; ce témoignage du classicisme rationnel français n’a pas résisté à la nouvelle vocation des stades : celle de studio de prises de vue où le meilleur est réservé à la télévision. Les pinces à béton ont fait le reste ; on a posé des claires-voies métalliques argentées sur le péristyle, colonnes contre paroi dématérialisée, peut-être pour qu’on se demande pourquoi, et qu’on se souvienne d’Henri Ploquin. Alors : bonjour Mr Ploquin ! "
Ne dit-on pas que les lieux de l’enfance, disparus regrettés ou célébrés sont déterminant dans les vocations d’Architecte ?
Le CAUE des bouches du Rhône sous l’instigation de son brillant directeur Jean Louis Champsaur, rédacteur en chef d’une revue maintenant disparue : PACA , publie de touchants ouvrages sur l’Architecture dite " régionale " il faut l’en féliciter non sans lui adresser un reproche cependant, ils sont souvent introuvables et il n’est pas possible de s’en procurer la liste exhaustive.
Dommage !
Le joli livre de Thierry Durousseau est publié par
Les Editions Générales
Collection : Portraits de villages en Provence
ISBN 2-91207-13 -4
CAUE 13 prix:10€
Tel : 04 91 91 91 91
caue13@imaginet.fr
D'autres articles à voir :
ALPHA ET OMEGA
Ces trop puissants prophètes du bonheur
PERIPHERIES de Mona Chollet et Thomas Lemahieu
Richard Neutra
Discuter de l'article 725 LE CORBUSIER dans le Forum
Voir les contributions associées à 725 LE CORBUSIER