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Exposition

Architecture italienne contemporaine

Le berceau artistique et architectural qu’est l’Italie


Pour inaugurer le nouvel « Espace Architecture, La Cambre/CIVA » à Bruxelles, le Civa, en collaboration avec l’ISACF La Cambre organise l’exposition intitulée "Architecture italienne contemporaine - Dal Futurismo al Futuro possibile", du 24 octobre 2003 au 31 janvier 2004.

Depuis toujours, l’aRchitecture puise ses ressources dans ce berceau artistique et architectural qu’est l’Italie. Même si apparemment l’époque des grands maîtres de la renaissance est révolu, l’architecture italienne contemporaine n’a pas dit son dernier mot. Pour en apporter la preuve cette exposition vient à point nommé témoigner de l’importance de l’architecture italienne d’aujourd’hui.

Elle est un manifeste dressé à partir de sept œuvres symboliques de l’avant-garde futuriste et des maîtres italiens des années 30 et 50. Des oeuvres qui prophétisaient déjà l’architecture contemporaine, les intuitions fulgurantes des héritiers de Vitruve et Palladio.

L’exposition permet de retrouver les mêmes inquiétudes, les mêmes interrogations et surtout la fascination exercée par les propositions de l’avant-garde au travers de 65 œuvres d’architectes contemporains.

Le parcours de l’exposition est géographique, logique et généalogique. Il reconstitue un itinéraire évolutif, pluriel et divergent particulièrement bien adapté à la morphologie spatiale du lieu se déployant sur une vaste rampe à double circonvolution.

La scénographie réalisée par Gae Aulenti est pensée avec une extrême rigueur. Des boîtes en aluminium allégé contiennent, tels des écrins, les documents exposés. Le matériel d’éclairage choisi par les architectes Aulenti et Castiglioni ont été réalisé par la firme Guzzini. Tous les bâtiments sélectionnés ont été réalisés après 1990 et nous font découvrir le vaste panorama créatif de l’architecture italienne contemporaine.

L’exposition est accompagnée d’un cycle de conférences par certains des architectes italiens exposés, d’un catalogue et d’un insert bilingue français- néerlandais. L’exposition est caractérisée par dix thèmes principaux identitaires d’une architecture italienne contemporaine :

- Sept images et quatre pages autographes

Les images de la section introductive de l’exposition, qui sont de vraies icônes fondatrices, représentent la qualité graphique exemplaire et immanente de la vision des principales composantes de l’architecture italienne du XXème siècle, et donnent une vue d’ensemble de leur mémoire génétique.

- Penser la maison

En Italie « habiter » est un art tout à la fois antique et moderne. L’architecture de la maison du XXème siècle n’a pas voulu laisser disparaître ses racines dans le passé et a donc forcé le langage d’avant-garde vers des narrations denses à résonance locale, parcourues par des références précises à la tradition et marquées par une forte adhésion à l’individualité des contextes. Tout ceci sans rhétorique ni complaisance mais suivant une sorte d’authenticité d’implantation qui est avant tout à la recherche d’un accord spontané avec le paysage.

- La forme du savoir

En termes architecturaux, le monde du savoir en Italie a une tonalité composée et solide encline à une nature monumentale inspirée et réservée. Une nature qui témoigne du soutien de la part du filigrane classique d’une trame de la composition moderne toujours rigoureuse et introvertie.

- L’image du travail

L’univers productif généré par la révolution industrielle n’a pas eu en Italie les traits obsessifs et absolus que l’on retrouve par exemple, dès son début, en Angleterre, aux Etats-Unis et en Allemagne. Même dans les villes et régions où les usines ont le plus marqué la vie communautaire, elles ont toujours tenté de ne pas s’imposer comme des présences traumatisantes ou des extra-terrestres hors marge qui se juxtaposent silencieusement à l’habitat.

- Théâtre et langage

L’une des âmes de l’architecture italienne - l’une des plus vives et plus anciennes - est intrinsèquement théâtrale. Il en est ainsi depuis l’époque d’Hadrien et de sa représentation idéale du monde qu’il avait connu et reconstruit au travers de fragments soigneusement sélectionnés et poétiquement disposés ; il en est ainsi depuis le traité de Sebastiano Serlio et depuis l’époque de Palladio ; il en est ainsi depuis les sombres prisons de Piranesi mais aussi depuis l’intérieur limpide de la Casa del Fascio de Côme édifiée par Giuseppe Terragni derrière le Duomo, et depuis l’apparition dans les eaux de la lagune de Venise du Teatro del Mondo de Rossi, avec son revêtement chromatique mystérieux et délicat.

- L’art d’exposer

Le musée est l’endroit où l’intensité se décante dans le temps, sans atténuation, en atteignant l’une des rares formes d’immortalité donnée aux êtres humains : contempler et aimer. Dans les espaces du musée, qui manifeste une nette empreinte théorique et une grande clarté formelle, se déroule une compétition silencieuse entre l’œuvre et l’espace qui la contient.

- Le Sacré comme mystère

Le sacré est une condition limite, l’espace poussé à l’extrême, qu’il soit conçu en tant qu’intensité contenue et introvertie orientée vers la sphère mystique, ou bien résolu en une dispersion centrifuge dramatisée, métaphore architecturale d’un sacré à la recherche des horizons de la condition séculière. Le sacré est le lieu d’un mystère qui, en se défendant lui-même, illumine tout ce qu’il n’est pas.

- L’esthétique du jeu

Au sein de la culture italienne du projet existe une certaine vocation pour construire un langage du vide en tant que métaphore directe de liberté. La liberté de bouger dans l’espace pour élargir la sphère sensorielle, en incorporant au travers d’une progression accélérée des fragments proches et lointains d’un monde dont la qualité visuelle et tactile est variée.

- La ville comme narration

Dans le « Pays aux cent villes » l’architecture a toujours été une expression de la structure urbaine, point conclusif d’une série d’épisodes d’implantation qui remontent souvent à une lointaine époque. Un édifice italien est une machine du temps qui, dans sa traversée de la ville, arrive à inclure en elle-même des fragments choisis du passé et se présente ainsi telle un dispositif de narration riche de résonances analogiques et de rappels suggestifs aux langages traversés.

- Recréer le passé

La conservation et la restauration sont les deux formes du projet italien les plus théorisées mais aussi les plus cultivées au niveau de leurs implications poétiques potentielles. Le patrimoine historique, aussi bien ancien que moderne, est considéré en Italie comme une présence active, un monde qui entre dans la contemporanéité chargé de son bagage d’énigmes et suggestions esthétiques.

Les conférences à ne pas manquer

- 28.11.2003 à 20h00 : Dans le cadre du colloque international GAUDI/ In de kader van het internationaal colloquium GAUDI Paolo Zermani : La maison italienne contemporaine/Hedendaagse Italiaanse huis

- 04.12.2003 à 20h00 : Manfredi Nicoletti : Oeuvres récentes/ Recente werken

- 21.01.2004 à 20h00 : Massimiliano Fuksas : Oeuvres récentes/ Recente werken

Architecture italienne contemporaine

Vernissage 23.10.2003 à 18h30

24.10.2003 > 31.01.2004

Espace architecture, La Cambre/CIVA

Place Flagey 19 Flageyplein - Bruxelles 1050 Brussel

T. 02/642.24.50 - F : 02/642.24.55 -

veronique.moerman@civa.be - www.civa.be

Photo. Antonio Monestiroli architecte



Mise en ligne le vendredi 17 octobre 2003 par aROOTS
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