par Guidu Antonietti di Cinarca
La grande métropole contemporaine, comme toutes les villes qui l’ont précédée dans l’histoire, en Amérique, porte l’empreinte d’une réitération permanente. Organisées en réseaux d’échanges économiques et culturels de plus en plus vastes les conurbations sans structure spatiale claire, informes, s’abrègent en une posture caractérisée par la mitoyenneté de réseaux de communication générant des solitudes existentielles.
Ses habitants placés en contact direct avec les grands appareils mondiaux ( fondés désormais sur l’accès à l’information ) sont de plus en plus seuls dans un monde aliéné à la compétition. Ils n’entretiennent dorénavant de rapports intimes qu’avec la technologie.
La figure de son antihéros positif hante les réflexions anthropologiques contemporaines, mais aussi des cultures plus accessibles tel que : la littérature de science-fiction, le cinéma, l’Internet. Le décors dans lequel il déambule sa silhouette prosaïque est cette ville contemporaine. Son ciel s’est obscurcit le soir d’un 11 septembre de 2001 comme en une Odyssée du même nom.
Le chevalier, Héraut du moyen age ; l’Homme, sujet idéal de la Renaissance ; l’Honnête Homme, protagoniste du Grand Siècle ; le Citoyen, acteur des Lumières ; l’Individu, Figurant de la Civilisation de la Communication , n’est toujours qu’un devenir, une hypothèse, une fiction. Faut-il s’alarmer de ses invariances ou se réjouir de ses revirements ? Pour Rem Koolhaas cette question semble n’avoir pas de sens.
Le mythe que l’Androïde est sensé incarner pourtant , ( l’utopie qu’il prospecte ) pourrait bien être dans cette réinvention perpétuelle de l’image de l’ Homme. Elle est un des indices les moins équivoques de l’humanité justement. La ville, ( sa forme et sa non-forme aussi ), est son paysage intelligible.
C’est ainsi que Frank Gehry au changement de millénaire vient d’y annoncer à Frank Lloyd Wright la fin du Grand Rêve Américain .
"les défis collectifs restent le moteur de la cité""
-Aquatintes numériques originales de l’auteur- 2001
exceptée haut d’article : "Re di picche" huile sur toile de Giacomo Sonaglia















A lire en ligne :
Le cahier du Monde Diplomatique et son regard socio-politique avec d’intéressants dossiers pour comprendre les enjeux de société des espaces urbains.

A lire en ligne :
Thomas Bisiani et Stefano Antonello appartiennent la génération de Matrix plus qu’à celle de Blade Runner. La génération qui s’était reconnue dans le film de Ridley Scott voyait la ville du futur en termes industriels. C’est a dire infecte , irrespirable , polluée.Pour le réalisateur de Matrix la ville de demain sera attrayante, belle, patinée comme une image publicitaire. Mais fausse. En effet elle est le produit d’une construction virtuelle qui cache une réalité terrible, apocalyptique ..

voir des images des Musées Guggenheim
de Frank Lloyd Wright à NEW YORK
et Frank Gehry à BILBAO
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