Massimiliano Tonelli réside à Sienne. C’est le responsable éditorial du plus important portail culturel italien dédié aux arts plastiques .
Exibart qu’il anime avec passion jour et nuit est un extraordinaire moyen de communication qui présente en continue l’actualité de l’art de la péninsule sous toutes ses formes , villes par villes avec des correspondants dans toutes les régions italiennes. Mais il est également un bouillonnant média critique qui fait la part belle aux jeunes créateurs avec une version papier gratuite mensuelle, EXIBART ON PAPER, sans oublier l’art plus classique auquel des dossiers sont régulièrement consacrés. Chaque lecteur qui le désire peut disposer gratuitement d‘une page personnelle commentable et illustrable librement et que quiconque peut commenter à son tour. Une façon multimédiatique de faire se répondre toutes les formes d’arts libres et parfois irrévérencieux. Une chronique permanente de l’art vivant au quotidien et une libre parole culturelle. Une façon toute italienne de faire de l’art, cette activité ininterrompue depuis l’antiquité, une sève salutaire qui réduit l’aspect marchand de l’art à sa plus simple expression : la communication en temps réel , en faisant de chaque de e-lecteur-acteur un collectionneur d‘art ou un critique désintéressé. Une cyber-révolution culturelle en quelque sorte , un coup d ‘état permanent qui démontre que les héritiers repentis des années de plomb ont relu le toscan Giorgio Vasari - comme exibart - l’inventeur de l’histoire de l’Art, à la lueur cathodique de leur ordinateur connectées en hauts débits sur la Galerie des Offices , la Biennale de Venise, ou la foire internationale d’art contemporain de Milan...
Toute cette activité journalistique frénétique passionnément italienne se déroule à Florence sous la houlette de son jeune et brillant directeur qui a amicalement accepté de répondre à quelques questions que aROOTS, admiratif, lui a proposées. Les voici !
NB : Le texte ci dessous est émaillé de liens hypertexte en bleu qui pemetront aux lecteurs de prolonger leur lecture sur le web !
aR :Te considères tu comme journaliste ; critique d’art ou patron de presse ?
MT : Je me considère exclusivement et uniquement comme journaliste. Je m’occupe de produire de la communication de qualité pour mes lecteurs . Et je le fait dans ce domaine spécifique qu’est le monde de l’art . ( Mais je pourrais la faire aussi pour le théâtre ou la gastronomie )
aR : Es-tu de gauche ou de droite ?
MT : Voilà une question à laquelle ces temps ci il est difficile de répondre. Disons que j’ai toujours eu des idées plus tôt conservatrices mais j’ai toujours voté pour les partis engagés dans la clarification de la gauche italienne . Ici nous sommes vraiment postmodernes...
aR : Crois tu que depuis Marcel Duchamp il soit socialement crédible d’être artiste ? Plus exactement l’art et la politique ont-il quelque chose à voir ?
MT : L’art et la politique ( Il vaudrait mieux dire l ‘art et le pouvoir ) ont toujours eu a voir et auront toujours a voir dans le futur.
aR : Pour toi il y a-t il aujourd’hui une différence entre art et communication ? Je veux dire Maurizio Cattelan ou Oliviero Toscani sont-ils des artistes ?
MT : L’art a toujours été une forme de communication et dans certaines phases historiques elle a même été la forme principale de communication. Aujourd’hui c ‘est une forme de communication de masse. Donc Cattelan et Toscani ne sont pas seulement des artistes mais ceux qui parmi les artistes ont le mieux compris et métaboliser l’esprit de leur temps .
aR : Partages tu les thèses de Guy Debord qui associe l’art à une marchandise ?
MT : Debord croyait avoir découvert la lune et disait là une chose plus tôt banale. Mais en disant cela il voyait juste.
aR : Sais tu que les Architectes considèrent leur art comme un art majeur, une façon de voir les autres comme inférieures. Penses tu que cela soit exacte ?
MT : Les Architectes ont en partie raison. leur Art est un forme majeure dans l’absolue. Le seul qui parvient vraiment a voir une influence sur la vie des gens à tous les niveaux .mais l’architecture a un grand défaut , elle ne peut être possédée , elle ne peut satisfaire le fétichisme des gens , elle ne peut être collectionnée .
aR : C’est pour nous un avantage !!!
aR : Si on te commandait une biographie sur qui l’écrierais tu ?
MT : Sur Mario Merz
aR : Es-tu sincèrement capable d’imaginer un espace à la seule vue d’un plan ?
MT : Ca dépend des espaces. parfois j’y parviens, parfois non ...
aR : Aimerais tu ou est tu secrètement artiste !
MT : Non absolument pas.
aR : Quel est le bâtiment qui t’as procuré la plus grande émotion ?
MT : Le quartier de EUR à Rome.
aR : Si exibart n’ existait plus que ferais tu !
MT : Un fils !
Merci Massimilano ! A bientôt sur les rives de l’Arno ou Piazza dell Campo à Sienna ...

PS : Nous lui avons aussi posé cette question : Tu préférais partir en voyage à Chandigarh avec la fille ou le garçon que tu aime, ou bien écrire un roman dont le personnage essentiel serait la villa de Malaparte à Capri ? Il n’y a pas répondu, considérant à juste titre que nous nous la posions à nous même...

Je suis né à Rome en 1978. et me suis installé en Toscane dix-neuf ans après pour suivre les cours de l’université de Sienne. J’ai tout de suite eu envie de faire du journalisme. J’ai commencé avec le théâtre, mais très vite je me suis tourné vers l’art en concevant Exibart, qui, né de rien, est devenu ces toutes dernières années - je serai peut être présomptueux, mais je crois vraiment ne pas exagérer - un cas éditorial dans tous les sens du terme. Exibart est le principal instrument d’information et de mise à jour constante sur le monde de l’art compris au sens large. Il est donc souvent élargit au design, à l’architecture, à la mode et à beaucoup d’autres choses encore. La caractéristique essentielle de mon projet éditorial est une approche multi-acces. Le produit est conçu pour donner le meilleur de lui-même en se nourrissant de plusieurs sources, papier, Internet, news letters.

Voir en lignes des jeunes photographes italiens qui selon M.Tonelli peuvent intéresser les Architectes :

D'autres articles à voir :
Correspondance avec Sandro LAZIER
Philippe TRETIACK : ne se fâche pas avec moi qui veut ...
Pour Fabienne MAGNAN la ville historique est un collage
Rencontre avec Pierre GROSMOND architecte
Discuter de l'article Le Cyber-Vasari du 21 unième siècle dans le Forum
Voir les contributions associées à Le Cyber-Vasari du 21 unième siècle