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Archifolio 08

08 La poétique des ruines actuelles

Bibendum-Michelin


En 2002 à la Saline royale d’Arc et Senans avaient lieu des Rencontres dont le thème était "Patrimoine mondial - Patrimoines industriels "

Pourquoi et comment certaines traces de l’histoire industrielle se métamorphosent-elles en héritage ? S’agit-il de porter à la postérité la mémoire d’un groupe social, d’une idéologie, d’une architecture, de techniques de travail ? Le legs industriel, s’inscrit-il toujours dans le long terme, dans le besoin de transmettre ? Telles étaient entre autres, les questions qui y étaient posées.

Les lieux industriels quand ils sont abandonnés et qu’ils deviennent un décor vidé de ses usages suscitent chez les Architectes une rêverie nostalgique, une sorte de poétique de ruines actuelles. Un exigence à faire l’éloge d’une Pompéi imaginaire et moderne. Comme s’il s’ agissait de la dépoussiérer de ses cendres insolites, récentes ...

Pour aROOTS, Vincent Ferrand qui est aussi "undertow" sur le forum de ce site s’est rendu sur le berceau en friches du célèbrissime Bibendum-Michelin de Clermont Ferrand qui inspira à EILEEN GRAY un siège du même nom .

Il vous est donné à lire ses impressions et les images qu’il a bien voulu nous confier.

G.AdC

Fauteuils Bibendum de Eleen Grey

Aux ombres des pistes d’essais abandonnées viennent se mélanger celles de tours, de barres plongeant ces silhouettes industrielles dans une noirceur totale. La ville « moderne » a définitivement rejoint les industries construites en périphérie il y a 100 ans. Derniers fantômes visibles d’un passé industriel caché derrière murs d’enceinte et barbelés. Restent les tuyaux d’inox et autres cheminées essayant d’échapper à cet océan de béton, tissant leur toile au-dessus de la ville pour mieux dévoiler l’ampleur de ces architectures d’ingénieurs soigneusement dissimulées aux passants. Les silhouettes font encore illusion derrière leurs barbelés, mais ce ne sont que des fantômes, à leur pied il n’y a plus rien, au mieux des bureaux, des entrepôts délabrés, au pire une marée de béton et de ferrailles. Les pistes, les cheminées ne sont que des ombres, même si les jours de vent noir une odeur de gomme brûlé emplie encore la ville à la manière des derniers soupirs d’un mourant.

Vincent Ferrand


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Entrée des Carmes

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Le dos du dragon

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Les Carmes2

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Site de Catarou1

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Les Carmes - Silhouettes -

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Les pistes

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Site de Catarou 2

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Site de Catarou 3

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Site de Catarou 4

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Site de Catarou 5

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Stade M.Michelin



Mise en ligne le jeudi 9 décembre 2004 par di Cinarca
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