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Urbanisme

Deux architectes pour les Courtillières




PANTIN, CITE DES COURTILLIERES. Construite en 1958, la cité des Courtillières et son immeuble de 791 logements, le Serpentin, n’ont jamais été réhabilités. Maintenant que les projets ont été choisis, les travaux pourraient démarrer d’ici six mois. (LP/ARCHIVES.)

ON ATTENDAIT un seul projet de requalification pour la cité des Courtillières, à Pantin. Il y en aura deux. La semaine dernière, au terme d’une longue année de concertation avec les résidants, le conseil municipal a retenu deux des trois cabinets d’architectes qui concouraient pour prendre en charge la réhabilitation de ce quartier sensible, inscrite dans la liste du grand projet de ville (GPV) 2001-2006. Ce vote entérine le choix du comité de pilotage qui, mercredi matin, avait désigné à l’unanimité deux vainqueurs ex aequo.

« Nous avons pris ce qu’il y avait de mieux dans chacun des projets »

Une décision originale, motivée par la volonté de profiter des points forts des deux équipes. « Nous avons voulu prendre ce qui nous semblait le mieux pour le quartier dans les propositions des deux architectes », explique Bertrand Kern, le maire socialiste de la ville. A l’agence RVA, le Serpentin et ses quelque 800 logements, la requalification du bâti et l’aménagement du parc des Courtillières.

Au cabinet AUC, le second lauréat, la restructuration urbaine des quartiers Pont-de-Pierre et Fonds-d’Eaubonne, l’ouverture de la cité vers Bobigny et la redynamisation économique autour de la place du Marché. Née à la fin des années cinquante, la cité des Courtillières devrait rapidement changer de visage. C’est le souhait de Bertrand Kern, maire « heureux », qui lancera les procédures dès la rentrée : « Je veux du concret très vite.

On sent que les habitants ont hâte de voir les projets sortir de terre. » C’est également le désir des architectes. « C’est un quartier formidable aux multiples atouts, affirme Philippe Vignaud, du cabinet RVA. Il est temps qu’il redevienne un vrai quartier de ville. »

L’expert inscrit son intervention dans une démarche citoyenne : « Nous voulons aider les habitants à retrouver des limites entre leur sphère privée, leur vie de famille, et les espaces publics, destinés à la collectivité. » Le cabinet UAC, lui, aura besoin d’un petit délai supplémentaire pour examiner avec la mairie de Bobigny les possibilités de liaisons entre les deux villes. « Les Courtillières sont situées sur un territoire en mutation et il ne faut pas rater son articulation avec les pôles qui l’entourent », souligne Djamel Klouche, l’architecte en charge du projet. Des changements qui « respecteront l’identité du quartier et renforceront sa vocation paysagère », garantit le spécialiste.

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Mise en ligne le mardi 16 juillet 2002 par aROOTS
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