Florence : petite Polémique en Italiesamedi 6 avril 2002 ![]() Arata Isosaki, architecte japonais de renom gagna de plein droit un concours en 1998 pour l’aménagement et la construction d’une "couverture urbaine" ou loggia au dessus de l’espace public " Grandi Uffizi" à Florence. Cette loggia est essentiellement composée par une structure en acier recouverte de polycarbonate transparent pour laisser passer la lumière, le tout reposant sur quatre pilliers. Le projet, pourtant d’une extrême simplicité et pourtant en accord avec les lieux ( c’est une réinterprétation d’une loggia de la place Sinoria), est soumis à la critique virulante du sous-secrétaire au ministère des arts, Vittorio Sgarbi. Sgarbi (qui a aussi refusé le projet de Richard Meier pour son église à Rome) repproche en effet le côté trop moderne du projet pour la ville de florence, jugée selon lui, comme un berceau culturel et historique quil faut éviter de perturber. Pour sa part, Isosaki, lauréat du concours, refuse se modifier son projet initial, pour se plier aux volontés de Sgarbi, d’autant plus que la commune a opté favorablement pour le projet. Pour sortir de cette situtaion délicate, le ministère des affaires culturelles tentera d’intervenir prochainement. Cette polémique est celle des technocrates conservateurs qui sont conscients de l’existance de leur patrimoine ancien construit mais qui refuse de vouloir bâtir celui de demain. Entre tradition et modernité, à toutes les époques, l’architecture de son temps aura toujours cette tâche difficile de montrer la nécessité de son existence.
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