
Célébré pour la première fois le 22 avril 1970 lorsque le sénateur américain Gaylord Nelson encouragea les étudiants à mettre sur pied des projets de sensibilisation à l’environnement dans leurs communautés, le Jour de la Terre (22 avril) est aujourd’hui reconnu comme l’événement environnemental populaire le plus important au monde. À travers le monde, le Jour de la Terre est célébré par plus de 500 millions de personnes dans 184 pays.
A l’occasion de cette journée aROOTS portail d’architecture entre terre et ciel souhaite dénoncer la misère architecturale sur terre. Cette journée de la terre doit nous rappeler que tout Homme a le droit d’habiter sur Terre, ce qui sous entend un logement habitable et descent.
Loin devant nous le rôle commercial de l’architecture consistant à habiller hotels, palaces et musées et arrêtons nous un instant à la question humaine de l’Habiter. Parfois, l’Homme d’aujourd’hui n’a même pas droit à la cabane primitive, n’est-ce pas un comble pour une société qui prépare déjà ses valises pour Mars ?
En fait le problème de l’habitat et de l’urbanisme des pays sous-développés est beaucoup plus complexe pour pouvoir être résolu par de simples barils de pétrole. Le problème nécessite aussi une réflexion poussée à la portée de tout architecte soucieux de cette question humaine. Soulignons à cet égard, le travail de Shigeru Ban, architecte de l’urgence, qui proposa ces micro-architectures aux sans-abri des catasrophes (En réponse aux catastrophes qui privent les populations de logements, la Paper Log House – constituée principalement de tubes de carton – a été conçue suite aux tremblements de terre qui détruirent les villes de Kobe au Japon en 1995 et d’Ankara en Turquieen 1999). Mais cet effort est sans doute trop exceptionnel, qu’il a besoin d’être médiatisé.
A quand les bidon-villes Libeskind, Nouvel, Gehry et compagnie ?
Al Doman